Si le championnat s'arrêtait aujourd'hui, le SPO Rouen ne serait pas sur le podium. Force est de constater que le
recrutement du Tchèque Josef Simoncik (n° 31) n'a pas apporté le rendement escompté à l'équipe. L'entraîneur Guillaume Marais s'en explique.
Simoncik pointe à 53 % de victoires. Attendiez-vous mieux ?
Guillaume Marais : « Effectivement, tout le monde attendait mieux. Il a été brillant sur de bonnes équipes comme Morez,
Villeneuve-sur-Lot, mais à côté, il a été décevant sur d'autres comme Nice, Metz. Il est très irrégulier, un peu fragile. C'est un garçon humainement attachant, mais je suis obligé de dire que
nous restons sur notre faim. S'entraîne-t-il suffisamment, souffre-t-il physiquement, c'est difficile à dire car je ne l'ai pas sous la main au SPO Rouen. Je pense qu'il a un déficit de
confiance en ce moment. 53 % de réussite, ce n'est pas normal pour un joueur de sa trempe. J'attends qu'il se remette en question, qu'il réagisse. Il en est conscient »
Le podium reste-t-il accessible ?
« En l'espace de deux matches, le classement s'est considérablement resserré. On peut se retrouver en difficulté si on
perd contre Fontenay, mais dans le même temps, si nous gagnons nous ne serons qu'à trois points des deux premiers, s'ils l'emportent aussi. Le podium est toujours dans nos cordes. Mais pour
cela, je l'ai dit aux joueurs, j'attends d'eux de la volonté, du dynamisme, je dirai même de l'abnégation. Ils ne sont pas là pour se contenter de s'imposer sur des rencontres sans enjeu, ils
sont aussi là pour se surpasser dans les grands rendez-vous. Au dernier match face à Nice, ils n'ont pas montré leur désir de s'affirmer. »
Fontenay est-il un match piège ?
« Par excellence, c'est un match traquenard effectivement si on compare notre défaite 4 à 1 et son match nul 3 à 3 sur
le même adversaire Nice. Tous les ans, les Fontenaisiens finissent forts. Ce sont des bagarreurs, à l'image de Medhi Bouloussa (n° 80) qui enchaîne les bons résultats internationaux. Leur
équipe est bien entendu à notre portée sur le papier, mais on peut quand même se poser des questions. A nous d'être sérieux, appliqués, de rebondir pour rester au contact des meilleurs.
»