Publié le samedi 05 juin 2010
Les pongistes du SPO Rouen viennent de conclure une saison historique. Cinq des sept premières équipes sont montées à l'échelon supérieur. La première, vice-championne de France de
Nationale 1 le week-end dernier à Cherbourg, accède au championnat professionnel pour la deuxième fois de son histoire. « Je savoure, jubile le président Dominique Fache. Dans une vie de
président, on ne vit pas deux fois une saison comme celle-là. » Cette semaine, le club normand a validé ses choix pour 2010-11 avec un objectif : ne pas revivre l'échec de 1995-96, une
re-descente immédiate chez les amateurs. « Le club a mis dix ans à rembourser les dettes, rappelle Fache. C'est pourquoi nous nous sommes attachés à recruter à moindre coût. »
Quelle equipe ?
Effectivement, le SPOR n'a pas fait de folies. Il faut dire qu'il comptait déjà dans ses rangs l'ancien international Eric Varin (n° 48 français) et le Chinois Li Yong (n° 89), deux
ex-pensionnaires de Pro A et Pro B. Rouen s'est tout de même considérablement renforcé avec deux nouveaux joueurs. Principale recrue, le Serbe Marko Jevtovic (23 ans, 156e mondial), engagé pour
deux ans et qui fera le déplacement uniquement pour les matches. « Il est de la génération de Mattenet (87e, Cery-Pontoise, le frère d'Audrey, licenciée à l'ALCL Grand-Quevilly) et Lebesson
(131e, Levallois). On nous l'annonce meilleur. Je pense qu'il est un peu en dessous mais qu'il devrait pouvoir tourner à 75 % de victoires en Pro B et continuer à progresser », espère le
président.
Autre arrivée, plus surprenante, celle du jeune Alexandre Robinot (416e mondial, 3e du Top 10 européen cadets), le frère de Quentin, champion d'Europe junior 2009. Agé de 14 ans, il sera junior
1re année en septembre. Son petit gabarit (31 kg !) et son talent en feront à n'en pas douter une attraction. Dans le cadre d'un accord conclu avec la fédération et les parents, le joueur
évoluera presque uniquement en Pro B, en sachant que la priorité sera donnée aux sorties internationales programmées par le staff de l'équipe de France.
Quel Staff ?
On ne change pas une formule qui gagne. C'est pourquoi le SPOR conservera sur son banc Guillaume Marais, un entraîneur très impliqué dans la formation des jeunes, où l'épaulent Varin et Li. «
Lors des longs déplacements, ils ne pourront pas entraîner le lundi et le mardi. Nous devrons donc trouver un moyen de les remplacer », avoue Fache.
Quelle salle ?
La réponse est évidente mais la question mérite d'être posée. En attendant le palais des sports, si Rouen n'envisage pas de jouer ailleurs que - « chez nous » - la salle Pélissier, située près
du Jardin des plantes, les conditions de jeu posent clairement question. Pélissier, que le SPOR partage la section lutte de l'ASPTT et avec des scolaires, présente en effet un éclairage
défaillant et un sol qui procure à la balle un rebond irrégulier sur la table. A l'échelon professionnel, on est à la limite de l'acceptable. « La ville nous a promis que l'éclairage serait
réparé et opérationnel d'ici la rentrée, reprend Fache. C'est essentiel à la tenue d'un spectacle de cette qualité. Pour ce qui est du sol, nous devons encore réfléchir. »